Rôle de la prédation | ![]() |
Le campagnol terrestre fait partie d'un réseau complexe où chaque espèce est dépendante des autres. Comprendre l'écologie d'une espèce et ses fluctuations d'abondance oblige à tenir compte de l'ensemble de la communauté.
Les observations faites sur le rôle du milieu et notamment des éléments paysagers (rôle du paysage) sont fortement liées à l'intervention des prédateurs à travers le paysage. On distingue deux types de prédateurs dont l'influence sur les dynamiques de population de campagnol terrestre diffère :
De l'équilibre des dizaines d'espèces de la communauté de prédateurs vers une dominance de "généralistes" ou une dominance de "spécialistes" dépend en partie le type de fluctuation des populations de campagnols.
D'autres facteurs de régulation comme les parasites interviennent. De plus, en forte densité, la diffusion des pathogènes opportunistes augmente dans les populations de campagnols. Les relations entre ces facteurs sont encore mal connues.
Pour maîtriser de façon intégrée les populations de campagnol terrestre, on peut combiner des méthodes qui rendent le milieu défavorable au campagnol (pâturage tournant, broyage des refus...) et des méthodes favorisant l'installation d'une communauté de prédateurs diversifiée (plantation de haies, conservation des bosquets, taillis et murets, implantation de perchoirs, pose de nichoirs pour les rapaces ou les petits mustélidés), qui assure alors un service global plutôt "généraliste".
Les haies apparaissent notamment comme un élément paysager d'importance, car elles constituent un abri et un corridor qui permet la circulation des prédateurs. Elle peut également être source de nourriture (baies...) alternative pour les généralistes et abrite les lieux de reproduction de la plupart des prédateurs du campagnol terrestre.
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